
vendredi 8 avril, La brèche, Cherbourg-Octeville
"Cette pièce est au départ une envie de se questionner sur le monde qui nous est donné à voir à travers les médias et les journaux, ce sentiment qui nous traverse en lisant des informations qui nous révoltent, nous dégouttent, nous découragent et nous laissent là… impuissant et inutile.
Je me recroqueville et m’épuise.
Thèmes trop gros, trop oppressants pour moi.
Je me concentre donc sur moi-même, mon état et ma danse car mon urgence et ma vie sont là… Difficile à exprimer… avec des mots.
Les mots d’Xebeche, l’indien de Dead man, deviennent les miens.
Sa voix, son histoire et sa spiritualité m’accompagnent pour devenir "Celui qui parle fort pour ne rien dire".
Je me relève et me rapproche de mes fondamentaux, construis une vie dans ce chaos." Dimitri Jourde
Dimitri Jourde est poussé dès ses neuf ans vers l’école de cirque d’Annie Fratellini par ses parents espérant ainsi canaliser son énergie et calmer ses prises de risque inconsidérées. D’abord pris comme espace de jeux, il prendra goût au cirque et à l’apprentissage de l’acrobatie. Il entre ensuite à l’école de cirque de Rosny-sous-Bois puis au Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne ; là il découvre la danse contemporaine, la copoeira et suit l’enseignement de Pierre Doussaint qui lui donnera l’envie de persévérer dans cette voie. Il en sort en 1998 avec le spectacle C’est pour toi que je fais ça mis en scène par Guy Alloucherie et participe à la création de la compagnie Le cirque désaccordé. L’année d’après, il rejoint le collectif chorégraphique Kubilai Khan Investigations avec lequel il expérimente et invente son propre vocabulaire à la jonction de ses différentes techniques et rencontres.