Site Internet : http://galapiat-cirque.fr/
Vous travaillez à ce projet depuis 2023 et vous êtes déjà venus en résidence à La Brèche en 2025 pour avancer sur cette création. En avril 2027, vous revenez cette fois pour une permanence artistique. En quoi cela consiste-t-il ?
Júlia Campistany : Nous installerons le chapiteau de Galapiat Cirque pendant trois semaines à Bricquebec-en-Cotentin. Il s’agira d’une résidence de territoire pendant laquelle nous rencontrerons les habitants. Nous leur proposerons des ateliers de cirque et plus encore : peut-être de la musique, de la cuisine, de la construction, etc. Une partie de cette permanence comportera une résidence de travail de création à huis-clos pour les artistes en vue de la sortie du spectacle, prévue juste après, le 6 mai 2027. Ce spectacle est une création collective qui réunit huit artistes dont sept circassiens et un musicien. Nous sommes tous porteurs et auteurs du projet, sans hiérarchie.
Où vous êtes vous connus ? Quels points communs vous réunissent ?
JC : Nous nous sommes rencontrés à Codarts, l’école de cirque de Rotterdam. La plupart d’entre nous avait déjà travaillé ensemble. Avec Lucho Smit, nous avons décidé de réunir tout le monde. Un premier laboratoire s’est tenu en 2023. Certains sont partis depuis et d’autres sont restés jusqu’à former l’équipe définitive en 2024. Dès le départ, il y a eu une envie de créer collectivement. Certains viennent de projets solos, en duo ou en trio. Ici, il y a la volonté de travailler en nombre, à huit, sans metteur en scène défini et sous le chapiteau de Galapiat Cirque. Dans un premier temps, on s’est basé sur les désirs individuels, puis nous avons trouvé nos points communs pour enfin entamer l’écriture.
Et que va raconter Il va pleuvoir ? L’affirmation du titre renvoie-t-elle à une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
JC : C’est une famille d’étrangers un peu bizarres qui se retrouvent face à la même adversité qu’est la pluie. Or chacun de nous gère cette situation de manière différente. Nous avions le souhait de ramener l’extérieur à l’intérieur : il va réellement pleuvoir sous le chapiteau ! La pluie, symbole d’humilité, aura les mêmes conséquences pour tous : nous serons tous mouillés et fragiles, donc égaux. Notre agrès principal est une longue table de sept mètres qui nous permet de modifier l’espace. Elle a d’ailleurs été l’objet de résidences spécifiques de construction. Parfois suspendue, placée à la verticale, stable ou tournoyant sur elle-même, elle se mue en trapèze, en bascule, etc. Comme nous, les artistes au plateau, elle se transforme dans notre voyage commun contre la pluie.
COPRODUCTION
La Plateforme 2 Pôles Cirque en Normandie / La Brèche à Cherbourg et le Cirque-Théâtre d’Elbeuf ; Theater op de Markt / Dommelhof, Neerpelt (BE) ; ONYX, St-Herblain ; Le Carré Magique, Pôle National Cirque de Bretagne, Lannion ; L’Azimut, Pôle National Cirque d’Antony ; La Grainerie, Balma ; Latitude 50, Pôle des arts du cirque et de la rue, Marchin (BE)
SOUTIEN
Région Bretagne ; Département des Côtes d’Armor ; Collectif conventionné par le Ministère de la Culture – DRAC Bretagne
