MARCEL ET SES DRÔLES DE FEMMES - ANGÈLE GUILBAUD

L’ENNUI

RÉSIDENCE 6 > 15 JANVIER 2027

L’ENNUI sera votre second solo. Constitue-t-il la suite du premier, ANGÈLE, créé en 2019 autour de votre agrès, le hula-hoop ?

Angèle Guilbaud : C’était mon idée, au début. Avec l’envie, en festival, de pouvoir proposer les deux solos enchaînés. Et si dans le premier j’évoquais l’enfance, je souhaitais cette fois aborder l’adolescence et l’ennui. Même si on retrouve plusieurs personnages d’ANGÈLE, dont certains auraient mûri, il ne s’agit pas d’une suite. C’est bien un autre spectacle. Ce qui est commun, toutefois, c’est que c’est une nouvelle fois une forme conçue pour l’espace public, ou en intérieur mais dans des lieux non dédiés, comme des gymnases. J’ai un autre souhait sous-jacent ici : celui de réaliser une figure de cirque acrobatique bien précise. L’idée serait de faire une figure accrochée à une barre par les pieds. Pour cela il fallait inventer un agrès et ne pas utiliser un portique classique.

Et votre choix s’est porté sur …une cage de foot. Pourquoi ?

AG : J’ai cherché une infrastructure que l’on trouve absolument partout. J’ai d’abord pensé à une balançoire et finalement j’ai opté pour la cage de foot. On a construit une structure auto-portée qui ressemble, de près comme de loin, à un but. En découle tout un univers spatial, celui du terrain de sport, parfois un terrain vague, un parking ou même celui d’une cage dessinée sur un mur. J’utilise cette structure comme scénographie et comme agrès. J’incarne plusieurs personnages dans ce décor, dont l’adolescent Angelo, un stagiaire en sweat à capuche qui traîne, s’ennuie et qui guide le public dans le vaste espace scénique, au début du spectacle. Tous les personnages ont chacun leur manière de parler, leur ambiance sonore et leur couleur. Le dernier c’est moi, Angèle la circassienne.

Pour ce spectacle vous avez changé de modalités d’écriture. Comment procédez-vous ?

AG : C’est en effet la première fois que je co-écris un spectacle avec un comédien et metteur en scène. Il s’agit de Cyril Puertolas, issu du théâtre de rue et dont je n’avais jusqu’alors jamais vu le travail. Émilie Dubois, ma complice à la production,nous a mis en connexion, je lui ai donné carte blanche et nous avons passé trois jours ensemble autour de mes envies, d’improvisations, de cours de dramaturgie et de jeu d’acteur. Ce fut un coup de cœur artistique partagé et j’ai souhaité qu’il écrive la pièce avec moi. C’est là que sont nés les personnages, inspirés de la série Twin-Peaks, des films de Roy Andersson et d’un roman de Laura Vasquez. À chaque fois, un simple accessoire suffit à les identifier, comme par exemple une perruque. Et puis bien sûr, il y aura du hula-hoop !

COPRODUCTION

Nil Obstrat, Centre de création artistique et technique dédié aux arts de la rue, arts du cirque et arts plastiques urbains, Saint-Ouen l’Aumône ; Le Plongeoir Pôle National Cirque, le Mans ; Les Noctambules école de cirque et lieu de fabrique, Nanterre ; La Brèche, Pôle national du cirque de Normandie, Cherbourg-en-Cotentin

SOUTIENS

Le Plongeoir Pôle National Cirque – le Mans (72), L’Étincelle Théâtre(s) de la ville de Rouen (76)

La compagnie Marcel et ses Drôles de Femmes est régulièrement aidée au projet par la Ville de Rouen, la Région Normandie et la DRAC Normandie.

CRÉATION

Printemps 2027

Distribution

Ecriture
Angèle Guilbaud et Cyril Puertolas

Au plateau
Angèle Guilbaud

Regards complices
Aurélia Tastet, Marcel Vidal, Marine Fourteau

Création costumes
Anaïs Clarté

Création son
Théo Godefroid

Construction
Thomas Bares

Production et diffusion
Émilie Dubois

Production et administration
Chloé Delpierre