Site Internet : https://www.lamondialegenerale.com/
Comme pour les trois premiers projets de votre compagnie, ALLÉGRESSE se déclinera sous plusieurs formes. Comment procédez-vous ?
Alexandre Denis : Nous avons une façon de créer singulière, au sein de La Mondiale. Depuis 14 ans, je lance de grands cycles de création et toute l’équipe s’interroge sur une thématique. Je raccorde les actes créatifs et il en découle différentes formes ou émanations. Le projet Refuge nous a ainsi tenus en haleine pendant sept ans. Notre volonté, cette fois, est de parler de la nécessité de se réjouir, un acte militant de résistance dans un monde morose et anxiogène. Si nous, qui vivons dans un milieu et un pays encore protégés, n’essayons pas de cultiver la joie, il ne restera plus personne pour le faire. Autre singularité : c’est le premier projet où je ne serai pas sur scène, parce que j’ai 44 ans et que cela me libère de plus être limité, dans l’écriture, par mes capacités d’acrobate.
ALLÉGRESSE comportera trois volets. Pourquoi avoir choisi la comédie musicale pour la forme longue ?
AD : Je ne sais absolument pas chanter mais écrire une comédie musicale m’intéresse beaucoup. Ils seront huit artistes au plateau, dont deux auxquels j’ai d’abord proposé le projet : Marie Jolet à la corde volante, un pilier pour moi, et la comédienne et chanteuse Claudine Charreyre, la garantie chant de la pièce. Julien Vadet signe la partition avec une alternance de musiques grand public et d’un répertoire acoustique plus intimiste, et Florian Caschera sera notre parolier. Nous assumons de présenter une forme longue, en frontal, avec beaucoup de monde au plateau et une grosse jauge. Il nous faut juste réinventer nos manières de créer, ne pas se contenter de petites formes en solo ou duo, et ne jamais céder à la panique, même si cela me vaut des lumbagos et des nuits blanches !
Quelle scénographie envisagez-vous avec Frédéric Arsenault ?
AD : Un univers aérien très dense et interdépendant, avec des disciplines très épurées qui cohabitent comme la corde lisse, la corde volante ou la capillotraction. Le spectacle sera dans la narration et non sous la forme d’une suite de numéros. Nous partons de trajectoires isolées pour aller, par le collectif, vers la joie et la survie. Mathurin Bolze, habitué des grandes formes, est notre garde-fou. Il vient muscler notre trio et il sera bien sûr présent lors de notre résidence à La Brèche. Nous y travaillerons le cœur du spectacle en opérant des choix parmi toutes les pistes que nous avons imaginé pour faire apparaître l’âme de la pièce.
PRODUCTION
La Mondiale générale.
COPRODUCTIONS ET RÉSIDENCES
Archaos – Pôle National Cirque Méditerranée, La Passerelle – Scène nationale de Gap, Théâtre Jean
Lurçat – Scène nationale à Aubusson, UTOPISTES – Cité Internationale des Arts du Cirque,
Vénissieux, La Brèche – Pôle National Cirque de Normandie – Cherbourg-en-Cotentin, Le Cirque
Théâtre Elbeuf, Pôle National Cirque Normandie, Théâtre La Vignette – Montpellier, Théâtre Edwige
Feuillère – scène nationale en préfiguration de Vesoul, La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon -
Centre national des écritures du spectacle, Département des Bouches-du-Rhône – Centre
départemental de créations en résidence.
La Mondiale générale est conventionnée par la DRAC Paca et soutenue au fonctionnement par le
CD13 et la Ville d’Arles.
