Site Internet : https://www.ay-roop.com/la-boule/
Sans en constituer la suite narrative, Toupie s’inscrit dans la continuité de La Boule. Pouvez-vous nous dire en quoi ?
Kim Marro, Liam Lelarge : Nous avions pris plein de notes pendant la création de La Boule, et mis des idées de côté. Lors d’un laboratoire de huit semaines à Nexon, nous avons imaginé une nouvelle création et c’est là que nous avons tenté plusieurs de ces pistes restées en l’état. Parmi elles, il y avait la boule à facette. Nous l’avions testée sous un chapiteau à l’occasion d’un mariage en 2024 et elle s’était soldée… par un véritable échec ! Nous étions plus pendues que suspendues, rien ne tournait comme prévu et les gens ne venaient pas danser en dessous, mais on s’est dit qu’il y avait un truc à faire avec ça et tant pis si cela ne fonctionnait pas : on adore le côté pathétique. Comme dans La Boule, il y aura beaucoup de paillettes dans Toupie, et nous évoluerons dans un univers très kitch.
Quelle scénographie se dessine à quelques mois de la création, dans SPRING 2027 ?
KM, LL : On frôle parfois la limite du ringard. On souhaite que cela nous fasse rire, fasse rire le public, et pour cela intégrer davantage de passages parlés. Dans cet univers coloré, clinquant et brillant, il y aura un kiosque, plein de costumes, de transformations et beaucoup d’empathie. Notre envie était de tourner à deux pendant cinquante minutes, mais le tournis arrive très vite et nous avons dû nous familiariser avec cette donnée. On s’est également dit que nous pourrions faire tourner des objets comme les staffs (bâtons), mais là encore le vertige est apparu. Nous étudions la possibilité de tourner l’une sur l’autre, de former une toupie humaine. Nous sommes accrochées à des baudriers, mais nous cherchons à éviter le registre de la danse verticale ou aérienne.
Les costumes, la lumière et la musique ont une grande importance dans ce spectacle. Avec quelles esthétiques ?
KM, LL : On aime voir ce que le costume raconte sur scène, comment il peut se transformer, se retourner. Pour Toupie, nous aurons des drapeaux-pantalons, des franges, des casques de rugby et peut-être des pinatas* humaines ! Comme pour La Boule, on travaille avec Madeg à la musique et Jérémie à la lumière. Madeg rajoutera ici une touche électro tout en revisitant de vieux hits. Pour la lumière, on aimerait que tout soit fixé sur notre kiosque, comme les guirlandes lumineuses. En regard complice, nous profiterons de Nanda Suc pour nous faire avancer, ou dériver, mais aussi Benjamin de Matteïs et Mickaël Le Guen, de la compagnie Sacékripa. Ils évoluent en duo depuis longtemps et ils parviennent à faire des choses simples avec pas grand chose… alors on compte sur leur expérience !
* Pinata : figurine suspendue remplie de sucrerie et que des enfants viennent briser avec un bâton
PRODUCTION
Rayon C – plateforme cirque en Bourgogne-Franche-Comté; Le Sirque, Pôle National Cirque de Nexon ; Théâtre Mansart Dijon en partenariat avec Le Théâtre, Scène Nationale de Mâcon ; Circa – Pôle National Cirque Occitanie, Auch ; La Grainerie, Balma ; La Brèche, Pôle National Cirque de Normandie / Cherbourg-en-Cotentin ; Latitude 50, Marchin (BE) ; Berlin Circus Festival (DE)
AVEC LE SOUTIEN du Ministère de la Culture – DRAC Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre du Plan Culture Ruralité et du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre de l’aide à l’émergence, Rayon C plateforme cirque en Bourgogne-Franche-Comté
Le Sirque, PNC – Nexon (87) – artistes résidentes 2024-2025
Circa, PNC – Auch (32)
L’Arc, Scène Nationale – Le Creusot (71)
Le Théâtre, Scène Nationale – Mâcon (71)
La Brèche, PNC – Cherbourg-en-Cotentin (50)
Le Carré Magique, PNC – Lannion (22)
La Grainerie – Balma (31)
Théâtre Mansart – Dijon (21)
Latitude 50 – Marchin (BE)
Berlin Circus Festival (DE)
Cirq’onflex, Dijon (21)
